Sociétal Nation® , Le récit
Le récit.
Un récit ne s'impose pas d'en haut. Il s'élève du collectif, et lui donne sa raison d'être.
Le constat
Le récit commence par l'introspection : le sens, les valeurs, l'utilité réelle. D'abord celle du dirigeant, puis celle du collectif.
Car un récit ne tient que lorsqu'il cesse d'appartenir à un seul. Mais le récit est aussi un aboutissement. De l'introspection partagée s'élève une raison d'être : le chapeau commun qui embarque tous, dans le respect des différences, vers un même but. Le temps et le lieu préparent ; le récit rassemble et donne la direction.
Référence
Paul Ricoeur
Temps et Récit, 1983, et Soi-même comme un autre, 1990
Le philosophe forge le concept d'identité narrative : ce n'est pas une substance figée qui nous fonde, mais notre capacité à nous raconter de façon cohérente dans le temps. Un individu comme un collectif se constituent par le récit qu'ils font d'eux-mêmes.
Simple à poser, exigeant à tenir
Le récit tient en trois questions.
D'où venons-nous : ce que l'histoire a déposé, et qui mérite d'être gardé.
Que traversons-nous : la situation telle qu'elle est, sans complaisance ni dramatisation.
Où allons-nous : un cap que chacun peut comprendre, défendre et transmettre.
L'aboutissement
Le chapeau commun.
Une raison d'être n'est pas un slogan. C'est ce qui, né du collectif, lui permet de tenir ensemble : d'accueillir les différences sans se diviser, de viser un but sans écraser les singularités.
Le récit devient alors ce qui relie le temps vécu, les lieux traversés, et l'avenir voulu. Du temps qu'on se donne, au lieu où l'on se lie, au récit qui nous rassemble.